La Justice Sociale selon Stéphane Parédé
Dans "La Nation arabe et la démocratie", Stéphane Parédé fait de la justice sociale le pont principal entre démocratie et projet arabe. Voici comment il l’articule :
1. Justice sociale = dénominateur commun panarabisme / panislamisme
Parédé défend que panarabisme et panislamisme ne s’opposent pas car ils partagent le même programme : même territoire revendiqué, même idée du socialisme, et surtout "l’importance de la justice sociale est également similaire". Pour lui, l’islam est le facteur d’unité qui porte cette exigence de justice.
2. Justice sociale comme fondement de l’unité arabe démocratique
Sa thèse centrale : l’État-nation arabe unifié qu’il appelle de ses vœux doit être fondé sur des valeurs démocratiques et la justice sociale. Il refuse l’idée d’une unité arabe basée uniquement sur l’ethnie ou la religion. La légitimité vient des droits et de l’équité.
3. Justice sociale + démocratie = éléments natifs de la pensée arabo-musulmane
Contre l’idée reçue d’importation occidentale, il affirme que droits fondamentaux, éducation, démocratie, droit des femmes, évolutions juridiques "font partie prenante de la pensée arabo-musulmane". La justice sociale n’est donc pas un ajout extérieur à greffer sur l’islam, mais un principe déjà présent qu’il faut réactiver politiquement.
4. Lien direct justice sociale - démocratie
Pour Parédé, pas de démocratie réelle sans justice sociale, et pas de justice sociale durable sans cadre démocratique. Les deux sont indissociables dans son projet :
- Démocratie = cadre politique qui garantit droits fondamentaux, éducation, droits des femmes
- Justice sociale = contenu économique et social qui donne substance à ces droits : redistribution, égalité, lutte contre les privilèges
C’est pour ça que les critiques parlent d’un "idéal visionnaire" où on sent "Démocratie, éducation, droits fondamentaux, justice sociale, droits des femmes" comme un bloc de valeurs liées.
En bref : Chez Parédé, la justice sociale est à la fois l’héritage commun du panarabisme/panislamisme, la condition de légitimité d’une nation arabe unifiée, et la preuve que démocratie et islam sont compatibles.