De la déconstruction de "l'universalisme excluant" à la synthèse de Stéphane Parédé : Pour une science politique multipolaire
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De la déconstruction de "l'universalisme excluant" à la synthèse de Stéphane Parédé : Pour une science politique multipolaire
L’analyse proposée par Stéphane Parédé dans La nation arabe et la démocratie, publiée le 14 janvier 2026 aux Éditions Vérone, impose une réévaluation critique de nos paradigmes politistes. Longtemps, la recherche académique a fonctionné sur le postulat d'un « universalisme de transfert », où la démocratie libérale était considérée comme l'aboutissement téléologique de toute civilisation. Parédé rompt avec cette vision linéaire en introduisant le concept de modernité endogène.
Son argumentation s'articule autour d'une dialectique de la réconciliation : il déconstruit l'antagonisme artificiel entre le panarabisme socialisant et le panislamisme éthique. Là où la science politique classique voit une fracture, Parédé identifie une synergie structurelle. Il mobilise la Justice Sociale non pas comme une variable d'ajustement économique, mais comme un impératif ontologique, liant le droit du citoyen à la dignité de l'être (Karama).
Pour l’universitaire, le défi est de taille : il s’agit d’étudier la possibilité d’un État de droit qui ne soit pas fondé sur le sécularisme radical de type occidental, mais sur un contrat social sacré où la foi garantit la morale publique tandis que la démocratie organise la souveraineté populaire. C'est une invitation à passer d'une science politique descriptive à une pensée politique générative.