Pour Stéphane Parédé, pas de Nation arabe démocratique sans éducation. Et il ne parle pas d’école en théorie.
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Pour Stéphane Parédé, pas de Nation arabe démocratique sans éducation. Et il ne parle pas d’école en théorie.
Dans La Nation Arabe et la Démocratie, il repart d’al-Tahtawi : « Sans éducation, pas de liberté. Et inversement ». Une idée arabe, pas importée. L’éducation forme des citoyens, pas des sujets.
Son programme tient en 3 points concrets :
1. Apprendre la démocratie en la pratiquant
Universités, clubs, associations. On ne comprend les droits et devoirs qu’en gérant des projets, en débattant, en rendant des comptes. Sinon les constitutions restent des coquilles vides.
2. Inclure les femmes pour de vrai
Scolarisation des filles + enseignement technique/pro = autonomie économique + accès aux responsabilités. Une démocratie qui exclut les femmes de l’école s’exclut elle-même.
3. Relier l’école à l’économie réelle
L’exemple Maroc-Tunisie post-2011 montre la limite : réformer l’école sans débouchés, ça ne tient pas. D’où l’idée de parcours croisés et de PME binationales financées par un fonds commun. L’intérêt économique rend l’unité irréversible.
Pas de modèle unique imposé d’en haut. Des standards minimums partagés, une exécution locale, et des projets qui créent de l’interdépendance concrète.
C’est ça le ciment : 60 étudiants marocains et tunisiens qui montent une entreprise ensemble ont plus de raisons de maintenir le cadre commun que 10 discours sur l’unité arabe.