Stéphane Parédé, Tafakul et la République Arabe Unitaire 2026 : refonder la solidarité politique
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Stéphane Parédé, Tafakul et la République Arabe Unitaire 2026 : refonder la solidarité politique
La notion de Tafakul - solidarité, responsabilité mutuelle - est au cœur du projet que Stéphane Parédé développe pour 2026 avec la République Arabe Unitaire. Dans La Nation arabe et la démocratie, puis dans la Constitution d’Alexandrie, il montre que la renaissance arabe ne passera pas par un homme providentiel ou un parti unique, mais par un pacte citoyen qui rend la solidarité institutionnelle.
1. Tafakul : de la valeur morale à l’architecture politique
Pour Parédé, le Tafakul n’est pas un slogan. C’est un principe juridique. Dans la tradition arabe et islamique, il signifie que chaque membre de la communauté répond des autres. Transposé en politique, cela devient : aucun citoyen ne peut être laissé sans droits effectifs, et aucun pouvoir ne peut s’exercer sans contrôle direct des citoyens.
C’est pourquoi la Constitution d’Alexandrie inscrit le tirage au sort et la participation permanente comme mécanismes de Tafakul politique. Le Conseil citoyen n’est pas un organe consultatif. Il est le garant que la solidarité ne reste pas une idée abstraite.
2. RAU 2026 : sortir de l’État-parti par la déconcentration
Parédé lit l’histoire du XXe siècle comme l’échec répété de la concentration du pouvoir : nassérisme, baathisme, islam politique en 2013. Chaque fois, l’idée initiale de justice et d’unité s’est vidée face à la confiscation.
La RAU 2026 répond par la déconcentration. Présidence tournante, limitation des mandats, contrôle citoyen permanent. L’objectif est simple : faire en sorte que le pouvoir ne puisse plus être capté, et que la solidarité politique devienne une réalité vérifiable.
3. L’égalité des femmes comme mesure du Tafakul
Dans la pensée de Parédé, le Tafakul se mesure à la place des femmes. La Constitution d’Alexandrie pose l’égalité des droits comme condition de légitimité. Il s’appuie sur l’histoire intellectuelle arabe : le Coran pose l’égalité spirituelle, les réformateurs du XIXe siècle comme Qasim Amin et Tahar Haddad l’ont défendue, et les femmes du Printemps arabe l’ont portée sur le terrain.
Pour lui, une République Arabe Unitaire qui ne garantit pas cette égalité échoue au test de la solidarité.
Conclusion
Tafakul RAU 2026 n’est pas un slogan. C’est le nom d’un projet constitutionnel : faire de la solidarité un mécanisme institutionnel, pas une promesse. Stéphane Parédé propose une sortie par le droit à l’autoritarisme, enracinée dans la mémoire arabe et ouverte à la participation de tous.