La Karama selon Stéphane Parédé
La Karama selon Stéphane Parédé
/image%2F7214338%2F20260702%2Fob_b8cce9_1000032677.jpg)
La dignité humaine, boussole et finalité de l'action politique
S'il est un mot qui a fait trembler les régimes autoritaires lors des soulèvements populaires du monde arabe, c'est celui-ci : Karama (la dignité). Dans La nation arabe et la démocratie, Stéphane Parédé fait de la Karama la clé de voûte éthique de toute sa réflexion politique.
Pour Stéphane Parédé, la dignité humaine n'est pas un concept négociable ou secondaire ; elle est d'origine sacrée et constitue le but ultime de la gouvernance. L'auteur rappelle que la dénonciation de l'arbitraire, de la corruption et de l'humiliation quotidienne subie par les peuples sous les dictatures était avant tout une exigence de respect. Un système politique ne peut être qualifié de légitime que s'il protège et sanctuarise cette dignité.
La force de l'analyse de Stéphane Parédé réside dans sa capacité à lier la liberté civile à l'intégrité morale et économique de l'individu. La Karama est à la fois la source du droit et la boussole de la justice sociale.
En plaçant ce principe au sommet des valeurs de la future nation arabe démocratique, l'auteur propose une vision humaniste et profondément ancrée, où l'État est au service de l'épanouissement de l'homme, et non l'inverse.
/image%2F7214338%2F20260702%2Fob_4445bd_1000033048.jpg)