De Nîmes, le juriste Stéphane Parédé relance le panarabisme
De Nîmes, le juriste Stéphane Parédé relance le panarabisme
Sans avoir quitté le Gard, l’auteur de la Déclaration d’Alexandrie du 17 avril 2026 propose le Takaful, un pacte arabe-africain-européen.
C’est depuis Nîmes que tout est parti. Stéphane Parédé, 51 ans, juriste franco-algérien, n’a jamais mis les pieds à Alexandrie. Pourtant, c’est de là qu’il a baptisé sa Déclaration proclamée le 17 avril 2026. « Alexandrie est une idée. Nîmes est mon bureau », tranche-t-il face aux arènes.
Ancien du PCN (1995-2014), délégué en Libye et en Syrie, adhérent du PASTEF depuis 2023, il théorise le Takaful : solidarité organique entre les trois rives. Trois articles clés :
Art. 3 : Revenu d’existence pour le Sud. « La dignité par le pain. »
Art. 5 : République Arabe Unitaire, fédérale. « Nasser 2.0, par le bas. »
Art. 24 : Traité de Takaful. Co-gestion des ressources, liberté de circulation adossée au revenu. « Ce que l’Afrique perd en ressources, l’Europe le perd en paix. »
Le Triangle d’Or Paris-Alexandrie-Dakar est tracé depuis une table nîmoise. « Je n’ai pas besoin d’être à Alexandrie pour savoir qu’elle est le centre », répond-il aux critiques sur sa légitimité. « Marx a-t-il écrit pour Londres ? »
Son livre La Nation Arabe et la Démocratie Éd. Vérone, développe la doctrine : « L’encre contre le sang. » Panarabe assumé, il revendique le paradoxe : « Je suis le panarabe que la France a formé et que Sykes-Picot n’a pas prévu. ».