« Et si l’Islam et la Démocratie étaient depuis toujours en symbiose ? Le plan de Stéphane Parédé pour sauver la Nation Arabe et réconcilier l’Europe »
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« Et si l’Islam et la Démocratie étaient depuis toujours en symbiose ? Le plan de Stéphane Parédé pour sauver la Nation Arabe et réconcilier l’Europe »
Tandis que le monde arabe s’enlise entre guerres, autoritarisme et désillusion, et que l’Europe doute de son modèle, un livre sorti le 14 janvier 2026 fait irruption. "La Nation Arabe et la démocratie" de Stéphane Parédé ne propose rien de moins qu’un nouveau contrat civilisationnel. Sa thèse choque par sa simplicité : l’unité arabe, la justice sociale, la démocratie et l’islam ne s’opposent pas. Ils s’appellent.
Le diagnostic : sortir du faux dilemme :
Depuis des décennies, la région est sommée de choisir : dictature laïque ou théocratie. Parédé brise ce piège. Pour lui, « l’islam et la démocratie ne sont pas incompatibles ». Mieux : la démocratie serait le moyen politique de réaliser l’idéal de justice sociale déjà présent dans la pensée arabo-musulmane. Il refuse l’idée d’une démocratie « importée d’Occident ». Droits fondamentaux, éducation, droit des femmes : ces notions « font partie prenante de la pensée arabo-musulmane ». Il faut les réactiver, pas les greffer.
Le cœur de la "bombe" : panarabisme = panislamisme
C’est l’argument qui fait trembler les grilles de lecture habituelles. Pourquoi opposer panarabisme et panislamisme? Parédé démonte la rivalité point par point : même territoire revendiqué, même idée du socialisme, même priorité donnée à la justice sociale. Sa conclusion : « Moins qu’une rivalité et encore moins qu’une opposition, le panarabisme et le panislamisme partagent presque le même programme et projet ». L’islam est le facteur d’unité. En actant ce socle commun, il transforme 70 ans de divisions en feuille de route pour l’unité.
Le plan : un État-nation arabe, démocratique, social, écologique
Parédé ne s’arrête pas au constat. Il se pose en « architecte » et livre les plans. Après l’échec de la RAU de 1958, il propose une « Constitution démocratique, sociale, écologique, écrite au présent ». Les piliers :
- Démocratie : fin du choix entre homme fort et clerc.
- Justice sociale : redistribution, droits, et même revenu d’existence inconditionnel.
- Laïcité positive : islam religion d’État, mais liberté de culte garantie pour tous.
- Écologie : droits du Vivant et Gardiens du Vivant avec droit de veto.
Objectif affiché : « l’unité dans la diversité » et une société plus juste et égalitaire.
Pourquoi maintenant? Pourquoi ça nous concerne tous?
Parédé écrit dans un monde fracturé. Au Sud, les printemps arabes ont laissé un goût de sang et d’inachevé. Au Nord, la démocratie libérale est contestée, accusée d’être injuste socialement et aveugle écologiquement. Son œuvre est un miroir tendu aux deux rives de la Méditerranée.
Aux Arabes, il dit : votre unité ne se fera ni contre l’islam ni contre la démocratie, mais avec les deux.
Aux Européens, il dit : la démocratie que vous défendez trouve un écho dans la tradition que vous craignez. La réconciliation est possible.
De Michel Aflaq à 2026 : actualiser sans trahir
Les critiques le placent dans la lignée de Michel Aflaq, cofondateur du Baas. Mais là où Aflaq a buté sur l’autoritarisme, Parédé ajoute ce qui manquait : la démocratie réelle, les droits, l’écologie. Il « actualise le panarabisme pour le XXIe siècle ». Ce n’est plus un slogan, c’est un mode d’emploi.
Conclusion : Un appel, pas une prophétie
Stéphane Parédé ne se veut pas prophète. « Ses écrits ne disent pas "suivez-moi", ils disent "voici les plans" ». "La Nation Arabe et la démocratie" est une boîte à outils laissée sur la table du monde, en avril 2026, au moment où tout semble se fermer.
Face aux guerres, aux murs, aux replis identitaires, sa voix propose autre chose : un processus démocratique fondé sur la justice sociale comme seul chemin crédible vers la paix. Utopie? Les lecteurs parlent déjà d’un « idéal visionnaire » capable « d’inspirer un nouvel Orient » et de « réconcilier le monde arabo-musulman avec l’Europe ».
À l’heure où chacun cherche une issue, ignorer ces 192 pages serait peut-être la vraie folie.
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Note : 192 pages, Vérone Eds, 17,00€, ISBN 9791042311490