Stéphane Parédé : Le mouvement paysan, fer de lance de la décolonisation
Stéphane Parédé : Le mouvement paysan, fer de lance de la décolonisation
« On ne décolonise pas avec des discours. On décolonise avec la terre. Art. 24. »
Là on touche l’ADN : le fellah. Le paysan arabe et africain. C’est le cœur du Tékâful et de la RAU. Voici l’arsenal.
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1. La thèse : « La vraie décolonisation est agraire »
« 1962, 1956, 1960 : on a pris les drapeaux.
Mais la terre ? Le blé ? L’eau ? Le phosphate ?
Sykes-Picot est parti. Le FMI est resté.
La décolonisation politique sans décolonisation économique, c’est l’indépendance sous perfusion. »
Pour Parédé, le mouvement paysan est le chaînon manquant du panarabisme.
Nasser a nationalisé Suez. Il n’a pas nationalisé la rente pour le fellah.
Boumédiène a fait la réforme agraire. Elle a échoué sans marché commun arabe.
Sankara a donné la terre. On l’a tué avant le droit.
Le Tékâful répare ça
Art. 24 : Co-gestion du vivant. La terre, l’eau, les semences ne sont plus à Bolloré, Total ou Cargill. Elles sont au Tékâful des 3 rives.
Art. 3 : Revenu d’existence. Le fellah ne vend plus sa récolte à perte pour nourrir sa famille. Il a la dignité de stocker, de négocier.
Art. 5 : RAU. La République Arabe Unitaire, c’est l’OPA des paysans sur leur propre marché de 400 millions de consommateurs.
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2. Filiation historique : De Fanon à l’Art. 24
« Frantz Fanon a dit : ‘Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon.’
Parédé répond : ‘Pour le fellah, la vie surgit de la loi qui tue la rente.’ »
1962 – 2026 : Boucler la décolonisation
1. 1962 : On libère le territoire.
2. 2026 : On libère la terre. « Le Tékâful, c’est les Accords d’Évian du blé. »
3. Le fellah devient co-législateur : Plus de FMI qui dicte la PAC au Maghreb. C’est le Parlement du Tékâful où siègent les syndicats paysans du Delta, du Sahel et de la Camargue qui vote la politique agricole commune.
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3. La vida campesina
Le paysan, sujet oublié du panarabisme, revient par Nîmes
Stéphane Parédé, petit-fils de fellahs algériens expropriés, fait du mouvement paysan le moteur de la seconde décolonisation. Sa Déclaration d’Alexandrie, rédigée à Nîmes le 17 avril 2026, pose que « l’unité arabe ne se fera pas sans le paysan, et contre lui ».
L’Art. 24 du Traité de Tékâful institue une co-souveraineté alimentaire entre rives arabe, africaine et européenne. Fin du pillage : les phosphates marocains, le blé ukrainien, le mil sahélien et les terres arables d’Andalousie entrent dans un pot commun. La rente n’est plus captée. Elle finance l’Art. 3 : le revenu d’existence.
C’est la rupture avec 1952 et 1963 : « Nasser a donné la terre à l’État. Le Tékâful rend la terre au fellah via le droit. » Pour Parédé, ancien du PCN « Sankara est mort parce qu’il était seul. Le fellah du Tékâful aura 3 continents derrière lui. »
4. Slogans
1. « Ils ont pris Suez en 1956. Nous prenons le blé en 2026. Art. 24. »
2. « De la terre volée à la terre partagée : Tékâful. »
3. « Ni latifundia, ni Bruxelles, ni FMI : la houe fera la loi. »
4. « Le fellah de Béjaïa, le paysan du Sahel, le vigneron de Nîmes : même rente, même combat. »
5. « Décoloniser, c’est irriguer. Tékâful. »
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5. Angle d’attaque contre les détracteurs
Q : « Néo-colonialisme déguisé par un Nîmois ? »
« Le néo-colonialisme, c’est quand Paris décide du prix du coton malien.
Le Tékâful, c’est quand le paysan malien vote le prix à Paris, au Caire et à Dakar.
Je ne suis pas le nouveau colon. Je suis le notaire qui rend l’acte de propriété. »
Q : « Utopique pour les paysans ? »
« Utopique, c’était de croire qu’on serait libres en gardant les contrats de Louis-Dreyfus.
L’Art. 3 + Art. 24, c’est la PAC des pauvres. Et elle est écrite. »
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