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"Réflexions et analyses sur la démocratie, la justice sociale et la solidarité. Un espace de débat et de réflexion pour un monde plus juste et plus équitable."

13 May

AL-TAHTAWI ET L'ÉDUCATION DU PEUPLE DANS LA NATION ARABE ET LA DÉMOCRATIE DE STÉPHANE PARÉDÉ, Éditions Vérone, 14 janvier 2026

AL-TAHTAWI ET L'ÉDUCATION DU PEUPLE DANS LA NATION ARABE ET LA DÉMOCRATIE DE STÉPHANE PARÉDÉ, Éditions Vérone, 14 janvier 2026

 

Les pages de cette section offrent un regard fascinant sur la philosophie de Rifa'a al-Tahtawi, considéré comme le père de la pensée arabe moderne, ainsi que sur les réformes éducatives contemporaines au Maroc et en Tunisie.

 

​Voici une synthèse des idées clés extraites du texte concernant l'éducation et la participation citoyenne :

 

​1. Rifa'a al-Tahtawi : Le « Pédagogue » (XIXe siècle)

 

​La vision d'Al-Tahtawi était révolutionnaire car elle cherchait à concilier la théologie islamique traditionnelle et les sciences modernes occidentales.

 

​Éducation universelle : Il considérait l'éducation comme un « don de Dieu » qui doit être accessible à tous. Il fut l'un des premiers à plaider pour l'éducation des femmes, affirmant que c'est un devoir patriotique et religieux.

 

​L'éducation comme un art : Pour lui, l'éducation est un processus qui dure toute la vie et qui façonne les aspects physiques, moraux et spirituels de l'être humain.

 

​Le « lien scientifique » : Il souhaitait créer un environnement éducatif arabe harmonisant l'étude du Coran avec le progrès scientifique, convaincu qu'une nation ne peut être heureuse que si ses citoyens sont éclairés.

 

​Devoir civique : Il insistait sur le fait qu'une « bonne éducation » produit des citoyens capables de servir leur patrie, tandis qu'une mauvaise éducation mène à l'égoïsme et à la corruption.

 

​2. Réformes modernes (Maroc et Tunisie)

​Le texte établit un lien entre ces idéaux historiques et les programmes politiques de mouvements comme le PJD (Maroc) et Ennahdha (Tunisie) au début des années 2010.

​Maroc (Gouvernement Benkirane)

 

​Qualité et gouvernance : Mise l'accent sur l'instauration de « l'école de l'excellence » et la création d'un Conseil supérieur de l'éducation pour garantir la transparence.

 

​Recherche scientifique : Volonté d'augmenter le nombre de doctorants et de chercheurs pour renforcer le capital intellectuel du pays.

 

​Lutte contre l'analphabétisme : Considérée comme un pilier fondamental pour permettre une véritable citoyenneté.

​Tunisie (Mouvement Ennahdha)

​Accessibilité et emploi : Révision des critères d'octroi des bourses et renforcement de l'enseignement technique pour réduire le fossé entre diplôme et marché du travail.

​Modernisation : Intégration de la recherche scientifique et de l'enseignement privé comme parties intégrantes du système national.

 

​Instruction civique : Nécessité de renforcer l'éducation civique pour donner une base concrète à la démocratie.

 

​3. L'objectif : La démocratie participative

​La dernière section (Section 3) lie directement l'éducation à la démocratie participative ou semi-directe. 

 

 

Le texte soutient que la démocratie dans le monde arabe, particulièrement après le « Printemps arabe », exige :

 

​Un renforcement de la représentation : Les citoyens ne doivent plus être de simples spectateurs.

​Une conscience politique : L'éducation est l'outil qui permet au peuple de « conduire lui-même ses affaires ».

 

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