Stéphane Parédé et l’avant-garde féminine : le cœur du projet démocratique
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Stéphane Parédé et l’avant-garde féminine : le cœur du projet démocratique
Chez Stéphane Parédé et son école, l’engagement des femmes n’est pas une concession au discours contemporain. Il est le point d’appui central du projet démocratique.
Dans La Nation arabe et la démocratie, Parédé démontre d’abord que la participation féminine possède une légitimité endogène. L’histoire arabo-musulmane regorge de figures politiques, intellectuelles et juridiques qui ont façonné la civilisation, et l’islam primitif portait en lui des avancées majeures en matière de droits civils et de propriété. La marginalisation actuelle n’est donc pas l’héritage de l’identité arabo-musulmane, mais le produit de structures patriarcales et politiques successives.
Mais Parédé va plus loin : il fait de l’avant-garde féminine contemporaine le baromètre de toute sincérité démocratique. Les femmes ont été en première ligne des luttes anticoloniales, des mouvements sociaux et du Printemps arabe. Elles animent aujourd’hui le tissu associatif et les collectifs citoyens où se joue déjà la démocratie participative par le bas.
C’est pourquoi la RAU 2026 intègre la parité 50/50 au sein du Conseil Citoyen tiré au sort. Pour Parédé, sans cette participation réelle, il n’y a ni justice sociale ni unité arabe crédible. Le niveau d’intégration de la « question féminine » devient ainsi le test décisif : un régime peut proclamer la démocratie, mais tant que les femmes restent exclues des instances de décision, il ne s’agit que d’un simulacre.
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En plaçant l’avant-garde féminine au cœur du projet, Parédé propose une troisième voie. Ni importation d’un modèle occidental, ni retour à un conservatisme figé, mais une démocratie participative enracinée dans l’histoire et les forces vives du monde arabe.