Stéphane Parédé, Tafakul et la République Arabe Unitaire 2026 : un projet enraciné dans l’histoire pour bâtir l’avenir
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Stéphane Parédé, Tafakul et la République Arabe Unitaire 2026 : un projet enraciné dans l’histoire pour bâtir l’avenir
Le livre La Nation arabe et la démocratie, de Stéphane Parédé, publié aux Éditions Vérone et désormais disponible chez Cultura, Amazon, Decitre et la Fnac, n’est pas un essai de plus sur le monde arabe. C’est la matrice intellectuelle du projet Tafakul RAU 2026 : une proposition concrète pour refonder la Nation arabe sur la solidarité, la responsabilité et la démocratie participative.
1. Un livre qui relit l’histoire pour ne pas répéter les échecs :
La table des matières l’annonce : Parédé part de l’histoire et des pensées théoriques de la Nation arabe. Il analyse le nationalisme arabe unitaire à travers Michel ‘Aflaq, qu’il appelle « Le Prince romantique », et la pensée de Rifa’a al-Tahtawi sur la démocratie et la justice sociale.
Il consacre ensuite un chapitre entier à l’Islam politique : Hassan al-Bannâ, Sayyid Qutb, les droits et libertés publiques, l’égalité homme-femme. L’objectif est clair : comprendre pourquoi les expériences politiques arabes depuis 2011 ont échoué à consolider la démocratie, et en tirer les leçons pour 2026.
Comme le rappellent les citations en exergue du livre, la foi et le sacrifice ont forgé l’éthique du mouvement arabe unitaire. Mais sans institutions solides, l’avant-garde finit par se substituer au peuple.
2. Le Printemps arabe : un annonciateur, pas une fin :
La Partie II, Perspectives et évolutions, revient sur le Printemps arabe. Parédé le décrit comme « annonciateur d’un changement historique ». Il analyse l’Égypte, Bahreïn, la Tunisie, et surtout le rôle des femmes arabes à l’avant-garde du mouvement civique.
Il salue les avancées du Maroc, qu’il qualifie de « particularité exemplaire », et la consolidation des fondements démocratiques en Tunisie, avec la Constitution, les instances constitutionnelles et les élections libres saluées par Rached Ghannouchi.
Mais le message est lucide : le chemin vers la démocratie est irréversible, mais il n’est pas terminé.
3. Tafakul : la solidarité comme architecture politique
Le cœur du projet est le Tafakul. Ce terme désigne la solidarité responsable, l’obligation mutuelle qui lie les citoyens entre eux et au pouvoir.
Pour Parédé, la République Arabe Unitaire 2026 ne peut pas reposer sur un parti unique, une famille ou un homme. Elle repose sur :
- L’éducation du peuple, dans la lignée d’al-Tahtawi, pour former des citoyens libres et responsables.
- La démocratie participative ou semi-directe, pour que la loi soit l’expression du peuple souverain.
- L’égalité homme-femme et la place des femmes à l’avant-garde, comme l’histoire récente l’a montré.
- La limitation du pouvoir par le tirage au sort et la présidence tournante, pour éviter la confiscation.
C’est cette architecture que Parédé appelle Tafakul RAU 2026.
4. Un livre, un projet, une rencontre
La couverture du livre, avec la carte du monde arabe et le Monument des Martyrs d’Alger, symbolise l’ambition : unir les deux rives de la Méditerranée et rendre à la Nation arabe sa souveraineté.
Les photos de dédicace montrent que le projet circule déjà, rencontre des lecteurs, suscite le débat. Parce qu’il ne s’adresse pas aux élites, mais à tous ceux qui veulent une Nation arabe libre, unie et démocratique.
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Conclusion :
Stéphane Parédé ne propose pas de rêver la nuit. Il reprend Thomas Edward Lawrence : « Ceux qui rêvent de jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en œuvre leur rêve afin de pouvoir les réaliser. C’est ce que je fis. »
Tafakul RAU 2026 est ce rêve mis en œuvre. Un projet post-parti, post-idéologique, qui prend au sérieux l’histoire, la foi, la langue et la volonté des peuples arabes de vivre dans un État libre.