ANALYSE DE L'ARTICLE : LA FEMME EN ISLAM - La théorie 5 mois après : Stéphane Parédé démonte 2 mythes avec le Coran p.107-109
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ANALYSE DE L'ARTICLE : LA FEMME EN ISLAM - La théorie
5 mois après : Stéphane Parédé démonte 2 mythes avec le Coran p.107-109
L'article de la Voix de la Justice intitulé : LA FEMME EN ISLAM - La théorie
5 mois après, est une analyse des arguments issus des pages 107 à 109 de l'ouvrage de Stéphane Parédé, La Nation Arabe et la Démocratie publié le 14 janvier 2026 aux Éditions Vérone. C'est une excellente synthèse qui permet de bien comprendre la structure de sa démonstration juridique et théologique.
Voici une mise en perspective de ces deux points cardinaux et de leur articulation avec le concept de "Mandat binational" évoqué dans le texte :
1. La monogamie comme norme juridique (Mythe 1)
L'argument de Parédé rejoint une ligne de pensée réformiste et académique bien précise. En insistant sur le fait que la polygamie n'est qu'une dérogation historique et circonstancielle (notamment liée aux contextes de guerre et de protection sociale des veuves), il déplace le curseur :
L'impact sur les Codes du statut personnel : Comme le suggère l'appel à la thèse, poser la monogamie comme norme coranique stricte permettrait de justifier juridiquement l'interdiction ou la restriction drastique de la polygamie dans les législations contemporaines (à l'image de ce qui a été fait historiquement en Tunisie, par exemple).
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2. L'autonomie économique et légale de la femme (Mythe 2)
Le texte s'appuie sur la Sourate 4, Verset 32 pour établir une distinction fondamentale entre le modèle patriarcal traditionnel occidental (où la femme mariée a longtemps été frappée d'incapacité juridique) et le droit musulman classique :
La capacité financière : Le verset cité consacre l'indépendance financière et le droit de propriété exclusive. La femme dispose de ses biens propres, sans tutelle obligatoire de l'époux sur ses gains.
Les droits civils : Le droit à l'instruction et au divorce (Khul' ou divorce judiciaire) viennent compléter cet arsenal que l'auteur qualifie d'« arme juridique ».
L'articulation politique : Le Mandat Binational
La conclusion du texte propose une analyse intéressante en liant le droit civil au droit constitutionnel :
L'égalité juridique avant l'égalité politique : L'auteur soutient que pour qu'un citoyen puisse exercer sa souveraineté (l'Article 129 sur la loi comme expression du peuple), il doit d'abord être reconnu comme un sujet de droit pleinement égal, autonome et protégé dans sa vie privée (les Articles 107-109).
Sans cette base d'égalité civile et économique (notamment pour les femmes), le concept de souveraineté populaire devient bancal ou incomplet.
C'est une lecture très axée sur le constitutionnalisme et le droit comparé.
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