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"Réflexions et analyses sur la démocratie, la justice sociale et la solidarité. Un espace de débat et de réflexion pour un monde plus juste et plus équitable."

04 Jun

Le Mandat binational : Comment Stéphane Parédé désarme le chantage identitaire  

Le Mandat binational : Comment Stéphane Parédé désarme le chantage identitaire

 Elle n’a pas deux moitiés. Elle a une responsabilité entière. Le livre en fait la démonstration page après page.

 

On commence toujours par la soupçonner. La jeune femme à double nationalité arrive avec un handicap : son nom, son accent, son voile, son prénom.  

Verdict immédiat : "Tu n’es pas complète. Tu es 50% ici, 50% là-bas. Choisis ton camp."

 

Stéphane Parédé, dans La Nation arabe et la Démocratie, retourne le procès. p.29 il pose un principe : avant d’être binationale, elle est mandataire. Le Mandat binational précède l’identité.

 

 1. Le Mandat binational vient d’al-Tahtawi, pas de Bruxelles p.29

 

Accusation qu’elle subit : "Ta démocratie est importée. Tu renies tes origines."

 

Stéphane Parédé démonte l’accusation dès le Chapitre I p.29 :  

 > "Les fondements de la Nation arabe unitaire sont indissociables... de la pensée d’al-Tahtawi, qui fut le premier penseur arabe et qui va développer les principes de la démocratie et de la justice sociale dans le monde arabe."

 

Il ne parle pas de "valeurs universelles". Il parle d’héritage. Al-Tahtawi, 1834, a déjà traduit la shura, la responsabilité du gouvernant, la justice sociale. 

 

Stéphane Parédé confirme p.129 : tout son Chapitre II s’appelle "Vers une affirmation des principes démocratiques". La démocratie n’est pas un avion qui atterrit. C’est une mémoire qui se réveille.

 

Conclusion : Binationale après le Mandat binational = elle n’a pas à choisir entre deux systèmes. Elle assume un héritage que l’Occident n’a pas inventé.

 

 2. Le Mandat binational se nourrit d’Al Iman, pas de Marx p.29-31

 

Deuxième accusation : "Tu veux la justice sociale ? Alors ta foi dérange."

 

Stéphane Parédé coupe net p.29 :  

 > "Le socialisme arabe n’est pas un socialisme au sens marxiste du terme... Il prend ses sources dans les besoins de leur société et de sa renaissance moderne."

 

p.30-31 il pose la formule : "Al Rissala + Al Iman". Mission + Foi. Le socialisme tient uniquement dans un État unifié. Pas de lutte des classes, pas de matérialisme.

 

Lien avec l’actu : l’article Europe Unitaire Démocrate Socialiste "Takaful, le mode d’emploi avait 200 ans" montre que le mandat islamique = chaque citoyen garant de l’autre. Le pouvoir en dépôt.

 

 Conclusion : Binationale après le Mandat binational = elle défend l’école, l’hôpital, la solidarité sans renier sa foi. Elle applique un code vieux de 200 ans, pas une idéologie importée des années 60.

 

 3. Le Mandat binational inclut la femme depuis Aflaq, pas depuis #MeeToo p.38-40-82

 

Troisième accusation, la plus crue : "Ton voile t’empêche d’être libre."

 

Réponse en 2 temps, 80 ans d’écart :

 

 Michel ‘Aflaq 1940, tes photos p.38-39 :  

> "Aflaq estime que l’émancipation des femmes doit se réaliser économiquement, socialement et politiquement. Il affirme que la femme doit bénéficier de tous les droits du citoyen."  

> "Sur le rôle et la place de la femme au sein de la Nation arabe, et une base pour la construction de la patrie arabe."

 

 Stéphane Parédé, p.63-82 :  

Il développe : Coran 9:71 "croyants et croyantes sont alliés". Aïcha juriste. Shifa’ inspectrice. Fatima al-Fihriya 859. 

 

p.40, même le PSBA écrivait : "la femme arabe jouit de la totalité des droits civiques".

 

Stéphane Parédé ajoute p.116 : "De la Tunisie au Bahreïn : les femmes arabes à l’avant-garde". Il ne les met pas à l’arrière. Il les met devant.

 

 Conclusion : Binationale après le Mandat binational = sa liberté n’est pas une concession à l’Occident. Elle est une exigence posée par Aflaq et confirmée par le Coran.

 

 4. Être "après le Mandat binational" = être héritière, pas schizophrène p.3-20

 

Le livre finit comme il commence : par la transmission.

 

Dédicace p.3 : "À mon père... À ma mère... À tous les héros... À Fanon, Aflaq, Lumumba."  

Parédé ne s’invente pas. Il se situe dans une lignée.

 

Épigraphe p.6, Michel ‘Aflaq : "Une seule nation de l’Atlantique au Golfe."  

Parédé p.20 traduit : fédération.

 

La binationale comprend ce rêve mieux que personne. Elle ne "balance" pas entre deux cultures. Elle relie deux rives du même Mandat binational. Elle parle les deux langues pour que le mandat circule. Elle envoie la solidarité dans les deux sens.

 

Elle n’a pas "deux identités à 50%". Elle a une responsabilité à 100%. C’est ça, être Binationale après le Mandat binational.

 

Parédé conclut p.162 : "Le Printemps arabe marque le début d’une résurgence".  

Pour les héritières du Mandat binational, on ajoute : "Le chantage identitaire marque la fin de son crédit."

 

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1. p.29 : al-Tahtawi = démocratie arabe avant l’Occident 

2. p.29 : Socialisme arabe = Al Iman, pas marxisme

3. p.38-39 : Aflaq = la femme base de la construction de la patrie

 

 Question simple : Toi, Binationale après le Mandat binational, c’est quoi la phrase qu’on te sort le plus souvent pour te diviser ? Et tu réponds quoi maintenant ?

 

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