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"Réflexions et analyses sur la démocratie, la justice sociale et la solidarité. Un espace de débat et de réflexion pour un monde plus juste et plus équitable."

07 Jun

Parédé p.13-25 : Le Mandat binational commence par Lamartine et Aflaq. Le Prophète "âme arabe" comme matrice de l’unité

Introduction p.13-25

Titre : Parédé p.13-25 : Le Mandat binational commence par Lamartine et Aflaq. Le Prophète "âme arabe" comme matrice de l’unité

 Sous-titre : 5 mois après : l’Intro pose le cadre. Sans Muhammad "âme arabe" p.13 + sans Aflaq théoricien p.16, le Mandat binational p.129 n’a pas de fondement.

 

Analyse intellectuelle p.13-14 :  

Parédé ouvre par Lamartine 1854 : "Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées... fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet". Le choix est stratégique : citer un admirateur français de l’Orient pour légitimer d’emblée le sujet arabe devant le lecteur occidental. Parédé p.13 insiste : Lamartine a compris "l’importance du Prophète de l’Islam, ainsi qu’au-delà de la religion, le respect, l’honneur". Le Prophète n’est pas réduit au religieux, il est "figure historique majeure du monde arabe et reflet d’un passé glorieux". 

 

Michel ‘Aflaq p.13 devient la clé : pour lui, "Al Rasul, le Prophète est le plus grand personnage qu’ait connu le monde arabe". Aflaq, chrétien, fait du Prophète Muhammad "le Prophète arabe". P.13 : "la vie du prophète Muhammad représente l’âme arabe dans sa vérité absolue. Elle ne se comprend pas avec l’intellect, elle se comprend par l’expérience vivante". Parédé pose dès l’Intro la thèse implicite : le Mandat binational = loi du peuple souverain ne peut fonctionner que si le peuple se reconnaît dans cette "âme arabe" incarnée par le Prophète. Sans substrat culturel commun p.35, la loi reste importée.

 

 Analyse p.14-17 Tocqueville + définition démocratie :  

P.14-15 Parédé convoque Tocqueville De la démocratie en Amérique : après les mouvements du "Printemps arabe", "l’éducation populaire des masses devra être une priorité pour consolider les principes démocratiques". Tocqueville p.16 : les citoyens doivent rapprocher enjeux politiques + développer associations. Parédé définit démocratie p.14 : "la souveraineté appartient au peuple", "la république, le peuple au corps et la souveraineté puissance, c’est une". 

 

P.16-17 Parédé introduit Michel Aflaq comme "théoricien de la Nation arabe". L’idée d’Aflaq p.16 : nationalisme panarabe = "base linguistique, non confessionnelle, et même laïque". C’est "l’idée de transformer cette foi nationaliste en religion" p.17. P.16 : Rifa’a al-Tahtawi a déjà défini "justice, liberté, égalité" comme concepts arabes. Parédé construit donc une généalogie : Tahtawi 1830 → Aflaq 1940 → Mandat binational 2026. La démocratie arabe n’est pas copie occidentale, elle a ses racines p.16.

 

Analyse p.18-19 Aflaq et le socialisme arabe :  

P.18-19 Parédé expose la pensée d’Aflaq : "le socialisme arabe possède deux caractéristiques : 1) c’est le socialisme qui correspond à la société arabe et répond aux besoins 2) c’est le socialisme qui sert l’unité et le nationalisme arabe". Aflaq refuse l’athéisme marxiste : "nous n’accepterons pas les athées. Nous ne sommes pas athées, nous acceptons pas les athées" p.19. Le parti Ba’th doit "s’appuyer sur le peuple" p.19. 

 

5 mois après, cette Intro p.13-19 explique tout le livre : Parédé ne plaide pas pour une démocratie importée. Il fonde le Mandat binational sur 3 piliers posés ici : 1. Muhammad = "âme arabe" substrat culturel p.13 2. Aflaq = théoricien Nation arabe linguistique p.16 3. Socialisme arabe = outil unité nationale p.18. 

 

Analyse p.22-25 Printemps arabe comme rupture :  

P.22 Parédé nomme : "Le 'Printemps arabe' a fait surgir des idéaux enfouis dans un profond silence pendant des décennies". Il cite Médine 622 comme "première constitution écrite au monde". P.23 : bilan contrasté 5 ans après 2011. Irak : chute Saddam mais milices. Syrie : guerre civile, CNS divisé. Liban sous pression. Égypte : élection démocratique du président mais pays divisé. Seul Tunisie p.23 a pu stabiliser.

 

P.24-25 : Parédé pose la question femme comme test du Mandat binational : "Les droits des femmes ne sont pas négociables, ils font partie de la culture et de l’aboutissement du processus démocratique". La femme arabe "est la lumière de l’humanité, elle est le pilier de la société arabe et elle est l’avenir". P.25 : Islamistes arrivés au pouvoir Maroc/Tunisie/Libye/Égypte, mais "ils ne disposent donc pas de tous les ministères clés, notamment le ministère de la Justice et de l’Intérieur". 

 

Thèse 5 mois après publication :  

L’Introduction p.13-25 est un manifeste méthodologique. Parédé annonce : 1. PARTIE I p.29-85 : fouilles archéologiques Aflaq + Islam politique pour trouver les fondements endogènes 2. PARTIE II p.93-153 : test terrain Printemps arabe. Le Mandat binational p.129 n’est donc pas une théorie abstraite née en 2026. Il est le résultat logique : si Muhammad = âme arabe p.13, si Aflaq = théoricien Nation p.16, si Tahtawi = premier constitutionaliste p.16, alors la loi du peuple souverain n’a qu’à s’exprimer. 5 mois après, l’Intro oblige : sans relire Aflaq + Prophète comme le fait Parédé p.13-19, toute lecture du Printemps arabe p.22-25 reste superficielle.

 

Appel académique :  

Séminaire "Introduction Parédé p.13-25 : pourquoi le Mandat binational commence-t-il par Lamartine 1854 et Aflaq 1940 plutôt que par 2011 ?"

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