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"Réflexions et analyses sur la démocratie, la justice sociale et la solidarité. Un espace de débat et de réflexion pour un monde plus juste et plus équitable."

07 Aug

​ ​Latifundio : Pourquoi l'Andalousie a faim au milieu de l'abondance ?

Latifundio : Pourquoi l'Andalousie a faim au milieu de l'abondance ?

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INTRO 

On m'a souvent demandé : comment un pays aussi riche qu'Andalousie peut-il avoir autant de pauvres ? La réponse tient en un mot : latifundio. Ce mot, je l'ai entendu la première fois dans la bouche d'un vieil jornalero à Jerez. Il ne parlait pas d'économie, il parlait de faim.

 

1. C'est quoi un latifundio ?

Un latifundio n'est pas une grande ferme. C'est un monde. En Andalousie, 2% des propriétaires possèdent encore plus de 50% des terres cultivables. Le reste ? Des jornaleros, des travailleurs à la journée, qui regardent pousser les olives qu'ils ne mangeront jamais. C'est le contraire du minifundio, la petite parcelle du fellah marocain qui suffit à peine à nourrir sa famille. Deux faces de la même injustice.

 

2. De Rome à Franco, une histoire de vol

Le latifundio est né sous Rome. Les conquistadors l'ont exporté. Franco l'a béni. En 1931, Blas Infante, le père de l'Andalousie, écrivait : "La terre appartient à ceux qui la travaillent". On l'a assassiné pour ça, le 11 août 1936 à Séville. Son crime ? Avoir voulu rendre la terre aux jornaleros.

 

3. Le jornalero, frère du fellah

J'ai vu le même regard à Kénitra et à Lebrija. Le fellah marocain et le jornalero andalou ont les mêmes mains crevassées. L'un cultive sous la canicule du Gharb, l'autre sous le soleil de la campiña. Aucun des deux ne possède la terre qu'il arrose de sa sueur. C'est pour eux que j'écris "La terre à ceux qui la travaillent".

 

4. Tierra y Libertad, la réponse du jardinier

La solution n'est pas technique, elle est morale. Comme Zapata au Mexique, comme Blas Infante en Andalousie, je crois que la terre n'est pas une marchandise. C'est un bien commun. Andalucia por sí, para España y la Humanidad. C'est mon jardinage : planter l'idée de Convivencia dans un champ volé.

 

CONCLUSION

Le latifundio ne tombera pas tout seul. Il faut, comme sur mon affiche, briser les chaînes une à une. Avec les mains, avec les mots.

 

Carte des latifundios :

 

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