Escarabajal Parédé-Paredes : Le nom comme restitution Autobiographie d'une doctrine par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
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Escarabajal Parédé-Paredes : Le nom comme restitution
Autobiographie d'une doctrine
« Un peuple qui perd ses noms perd son chemin. »
Je m'appelle Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes.
Je ne me suis pas renommé. Je me suis restitué.
À l'automne 2026, démarche officielle à la mairie de Nîmes : accoler Escarabajal et Paredes à Parédé. Non par coquetterie littéraire, mais par fidélité doctrinale à la Doctrine de la Restitution (Constitution Tricontinentale Al-Andalus V4, 10 octobre 2026).
Mon nom est la carte de la 4e Voie. Il dit en quatre mots ce que mes livres disent en quatre cents pages.
1. Mazarrón - Águilas (Murcie, Espagne) : La Mine.
La faim. Le départ. Mes ancêtres Escarabajal et Paredes, paysans-mineurs de la Sierra de San Cristóbal - Los Perules, arrachent le plomb, l'argent et l'alun à une terre stérile. Ils y sont depuis 1572. Rodrigo Paredes. Pedro Joseph Paredes Granados 1681. Antonio Bernabe Paredes Rodriguez 1806. Ana Maria Sabas Garcia Serrano 1824, dite La Gardienne.
2. Misserghin - Oran (Algérie) : La Terre.
L'exil premier. En 1892, fuyant le krach du plomb de 1880 — mines rachetées par la Compagnie d'Aguilas et Rothschild — et cinq ans de sécheresse, Francisco Miguel Paredes Garcia (1854-1903) traverse dans une barque avec Josefa Escarabajal. Ils y deviennent les Espagnols d'Algérie. Ouvriers agricoles. Toujours étrangers, toujours travailleurs. Le tricontinental commence là, dans la sueur.
Et puis, on francise. On transforme Paredes en Parédé. Le fils de Francisco Miguel naîtra sous l'appellation de François Parédé, né en 1894 à Misserghin — mon grand-père. On efface Escarabajal, le nom de mon arrière-grand-mère Josefa, celui de son père, parce que c'est trop espagnol, trop autre.
3. Nîmes (France) : La Restitution.
L'exil second. Mon grand-père François Parédé quitte Oran en 1962 et meurt en 1965 à Maubeuge, dans le Nord. À sa mort, ma grand-mère Maria De La Concepción Parédé, née en 1896 à Almería, descend à Nîmes, plus proche de la Méditerranée.
Désormais, c'est elle qui ne parlera toujours qu'espagnol, qui gardera la seule photographie de mes arrière-grands-parents, Francisco Miguel Paredes Garcia et Josefa Escarabajal, jusqu'à son décès en 1990.
Depuis décembre 1990, cela fait 36 ans, c'est moi le gardien de la source familiale des mines de Mazarrón et de la terre d'Águilas, pour ne citer que la branche paternelle.
Mes parents se marient le 18 janvier 1973. Je suis le premier à naître en terre française, à Nîmes, en 1974.
La République a voulu m'intégrer en m'amputant. La 4e Voie me restitue en me complétant.
Porter Escarabajal Parédé-Paredes, ce n'est pas porter deux noms. C'est porter trois continents dans un seul corps : l'Europe méditerranéenne qui a chassé, l'Afrique du Nord qui a accueilli, et l'Afrique qui attend sa jonction.
Valencia, Oran, Bamako, Nîmes ne sont pas des métaphores géopolitiques dans mes écrits. Ce sont les gares du train familial, les ports maritimes où l'on a posé une valise.
C'est pourquoi, en bas du portrait final, le nom s'inscrit en or sur fond vert. Ce n'est pas une signature d'auteur. C'est une restitution. C'est la preuve que la doctrine s'incarne.
On ne décrète pas le bloc tricontinental. On le porte.
Référence doctrinale : Constitution Tricontinentale Al-Andalus V4, Préambule généalogique 1610-2026 - Doctrine de la Restitution.
Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
Nîmes, 13 octobre 2026