Dans la Nation Arabe et la Démocratie, Stéphane Parédé démonte 2 idées reçues d’un coup...
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Dans la Nation Arabe et la Démocratie, Stéphane Parédé démonte 2 idées reçues d’un coup :
1. "La démocratie n’existe pas dans la culture arabe" → Faux. Al-Tahtawi au 19e siècle traduisait déjà la Constitution française et défendait la justice sociale et la fraternité nationale avec des références coraniques. La pensée était là, bien avant 2011.
2. "Le nationalisme arabe = dictature" → Faux aussi. Le projet d’Aflaq était spirituel, éthique, anti-autoritaire. Le problème, c’est ce qu’en ont fait les néoba’thistes après 1966. Parédé sépare le penseur du régime.
La partie sur les femmes est la claque finale. Il montre que même sur un sujet ultra sensible, des juristes classiques comme Ibn Hazm défendaient la chefferie d’État féminine au 11e siècle. Le blocage est politique, pas théologique.
Ce livre est impressionnant : il ne fait pas du militantisme, il fait de l’archéologie intellectuelle. Il exhume une tradition démocratique arabe qu’on a oubliée.