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"Réflexions et analyses sur la démocratie, la justice sociale et la solidarité. Un espace de débat et de réflexion pour un monde plus juste et plus équitable."

14 May

Stéphane Parédé démonte le mythe : l’égalité homme-femme est arabe avant d’être occidentale

Stéphane Parédé démonte le mythe : l’égalité homme-femme est arabe avant d’être occidentale

Dans La Nation Arabe arabe et la démocratie, publié le 14 janvier 2026 aux Éditions Vérone, Stéphane Parédé fait des droits des femmes un pilier de refondation, pas une concession. À partir des cas libyen et tunisien, de la Charte de Médine et du réformisme musulman, il démontre que démocratie et égalité sont ancrées dans l’héritage arabe.

Droits des femmes monde arabe : une question institutionnelle, pas culturelle 
Pages 63-65, Parédé s’appuie sur le terrain. En Libye post-Kadhafi, plus de 600 femmes candidates au Congrès national. En Tunisie, 57 femmes sur 217 sièges en 2011, soit 28,11%, avec Meherzia Labidi vice-présidente. Son analyse : dès que l’espace politique s’ouvre, les femmes s’en saisissent. Le blocage vient des institutions, pas de la culture.

Mouaz al-Khatib et la ligne de fracture syrienne :
En Syrie, la Constitution de 2012 affirme que l’État garantit à la femme une participation effective à la vie politique, économique et sociale. Parédé met en avant Mouaz al-Khatib, imam de Damas et chef de l’opposition intérimaire, qui démissionne en 2013 pour refuser tout compromis avec le régime. Pour lui, Khatib incarne un islam réformiste compatible avec les élections libres et les droits humains.

Charte de Médine : l’égalité écrite en 622
Page 82, Parédé qualifie la Charte de Médine de « première Constitution démocratique ». Elle fonde l’État sur la fraternité de tous ses membres « au-delà des frontières raciales, nationales, sexuelles ou sociales ». L’égalité découle de la soumission commune à Dieu. 

Un réformisme musulman ancien et continu :
Il coupe court à l’idée d’importation occidentale en rappelant le XIXe siècle : Qâsim Amîn publie Libération de la femme en 1899, Mumtaz Ali Les droits de la femme en 1898, Tahar Haddad défend la condition féminine en Tunisie. Ce mouvement « ne va cesser de se développer jusqu’à nos jours ».

La fraternité coranique contre l’autoritarisme :
S’appuyant sur le Dr al-Ajami, Parédé cite le Coran 49:10 « Les croyants ne sont que des frères » et le hadith « Les hommes sont égaux comme les dents d’un peigne ». Pour lui, la loi doit servir l’homme. Toute confiscation du pouvoir au nom de la race, du sexe ou de la religion trahit le texte.

Enjeu :
L’ouvrage montre que la Nahda institutionnelle passe par la participation des femmes. Sans elle, la Nation arabe retombe dans la logique Nakba.

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