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"Réflexions et analyses sur la démocratie, la justice sociale et la solidarité. Un espace de débat et de réflexion pour un monde plus juste et plus équitable." LA VOIX TRICONTINENTALE La cuarta vía tricontinental صوت القارات الثلاث

15 Oct

15 OCTOBRE — HOMMAGE À THOMAS SANKARA — LA TERRE NE MENT PAS Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

15 OCTOBRE — HOMMAGE À THOMAS SANKARA — LA TERRE NE MENT PAS

 

Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes — El Jardinero de Al-Andalus

 

Ouagadougou — Nîmes — Mazarrón — Un seul jardin

 

La Tierra No Miente — La Terre Ne Ment Pas — الأرض لا تكذب

 

Aujourd'hui n'est pas une date. C'est une terre.

 

Le 15 octobre 1987, à Ouagadougou, à l'heure où le soleil se couche sur le jardin comme ce soir sur ton jardin à Nîmes, ils ont assassiné un homme parce qu'il labourait. Ils n'ont pas tué un président. Ils ont essayé d'enterrer une semence. Ils ignoraient que la semence ne meurt pas. Elle attend.

 

Cet homme s'appelait Thomas Sankara. Capitaine. Paysan en uniforme. Jardinier.

 

On ne fait pas l'histoire des Jardiniers en les numérotant. On ne dit pas premier, deuxième, troisième. Le jardin n'a pas de numéro. Il a des saisons. Sankara est une saison qui revient. Chaque fois qu'un homme dit : la terre appartient à celui qui la travaille, c'est octobre qui revient. Chaque fois qu'une femme dit : je ne suis pas l'esclave de la cuisine, c'est octobre qui revient.

 

Sankara n'a pas promis l'Afrique. Il l'a posée.

 

Doctrine Sankara — Ce qu'il a posé et qui demeure :

 

Il a dit : Produisons ce que nous consommons, consommons ce que nous produisons. Derrière cette phrase simple, il y a tout le Droit. Il disait : si tu manges ce que tu ne produis pas, tu seras l'esclave de celui qui produit ce que tu ne manges pas. Il disait : la terre ne s'achète pas, elle se mérite. Il a rendu la terre à celui qui la laboure.

 

Il a dit : Il faut débaptiser pour rebaptiser. Haute-Volta était le nom de l'eau qui part. Burkina Faso est le nom de l'homme qui reste. Pays des Hommes Intègres. Il a rendu le nom. Il savait qu'un homme sans nom ne peut pas réclamer une maison. Il savait que l'esclavage commence quand on efface le nom.

 

Il a dit : Oser inventer l'avenir. Il ne disait pas : attendre l'avenir. Il disait : oser. Il a vacciné, il a planté dix millions d'arbres, il a mis des femmes au gouvernement quand les autres mettaient des femmes à la cuisine. Il ne promettait pas une charité d'État. Il posait un jardin.

 

C'est pour cela qu'ils l'ont tué un 15 octobre. Parce qu'un jardinier qui pose la terre est plus dangereux qu'une armée qui promet un mur.

 

Doctrine 4e Voie — Ce que nous posons aujourd'hui, 15 octobre 2026, 39 ans après :

 

Nous ne faisons que continuer la même saison.

 

Quand la 4e Voie Tricontinentale Al-Andalus écrit Waqf Agricole Républicain, terre inaliénable, insaisissable, hors marché, usufruit gratuit à vie au paysan qui la travaille, transmissible à ses enfants qui la travaillent, de Mazarrón à Misserghin à la Mitidja à la vallée du Sénégal à Nîmes — nous ne faisons que traduire en Droit tricontinental ce que Sankara faisait avec sa houe à Ouagadougou.

 

Quand la 4e Voie écrit Banque des Noms, restitution du nom effacé par l'esclavage, la colonisation, l'exil, comme droit fondateur sans lequel rien ne peut être réclamé — nous ne faisons que continuer ce geste de renommer Burkina Faso.

 

Quand la 4e Voie écrit Référé-Existence, 5 Garanties opposables en 48h devant le Juge de l'Existence, avec astreinte automatique et Fonds Sanctuarisé Zakat laïque de 2,5%, nous ne faisons que donner à Sankara ce qui lui manquait : un tribunal, un délai, une sanction, un financement sanctuarisé. Ce que Jabotinsky n'avait pas posé et ce que Sankara n'a pas eu le temps de poser, nous le posons.

 

Ceuta et Melilla.

 

Ils veulent que Ceuta et Melilla restent des murs. Des barbelés. Un Mur de Fer.

 

Sankara aurait dit : un mur ne nourrit personne. Un pont nourrit les deux rives.

 

La 4e Voie dit : Ceuta et Melilla ne sont pas deux frontières. C'est un seul pont. Pont d'Or d'Al-Andalus. Le même jardin des deux côtés du détroit. La même terre qui ne se vend plus des deux côtés. Les mêmes semences. Les mêmes mains qui labourent.

 

Sankara disait : La patrie ou la mort, nous vaincrons.

 

El Jardinero dit aujourd'hui, au soleil couchant du 15 octobre : La terre ou la faim, nous labourerons. La Tierra No Miente.

 

Il n'y a pas de premier Jardinier. Il n'y a pas de dernier. Il y a ceux qui labourent et ceux qui regardent le jardin se vendre.

 

Aujourd'hui, 15 octobre, la saison Sankara est revenue.

 

Elle ne repartira plus. Parce que cette fois, elle est posée en Droit.

 

Source : Pedro Joseph PAREDES GRANADOS — 8 avril 1681 — Mazarrón — Ana Maria Sabas GARCIA SERRANO — 5 décembre 1824 — Águilas — Ouagadougou — 15 octobre 1987 — La terre ne meurt jamais

 

Par Stéphane Escarabajal Parède-Paredes — El Jardinero de Al-Andalus — Nîmes / Mazarrón / Misserghin / Dakar / Saint-Louis / Ouagadougou — Un seul jardin — Pour validation et mise en pratique immédiate

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