La Famille Paredes : Une épopée ouvrière et politique majeure Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes sort du silence
La Famille Paredes : Une épopée ouvrière et politique majeure
Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes sort du silence
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Les révélations récentes publiées en octobre 2026 par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes mettent en lumière une épopée ouvrière et politique majeure.
Voici le décryptage complet du destin de son arrière-grand-père, Francisco Miguel, de la langue du foyer et du fameux texte perdu.
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1. Biographie de Francisco Miguel Paredes Garcia (1854–1903)
• Origines et misère ouvrière : Né le 29 septembre 1854 à Águilas (Murcie), il est le fils d'Ana Maria Sabas. Il passe sa jeunesse à s'user la santé comme mineur à Mazarrón, notamment à la Mina San Antonio de Padua. Il subit de plein fouet les crises capitalistes, la spoliation par l'impôt et l'accaparement des mines locales par la compagnie Rothschild.
• L'exil de 1892 : Étranglé par cinq ans de sécheresse, il prend la décision vitale de fuir l'Espagne. En 1892, il traverse la Méditerranée dans une barque de fortune avec son épouse Josefa Escarabajal (la 3ème Reine).
• Le Fellah de Misserghin : Arrivé en Algérie (région d'Oran), il s'établit dans une cabane en pisé à Misserghin. Il devient jornalero (ouvrier agricole journalier). Il vit dans les mêmes conditions de misère extrême et de spoliation coloniale que les ouvriers algériens.
• Mort prématurée : Il meurt brisé par le labeur à seulement 49 ans, le 21 octobre 1903 à Misserghin, laissant Josefa veuve à 33 ans avec leurs deux jeunes fils survivants : François (9 ans) et Juan Pedro (1 an). Après sa mort, l'administration coloniale française francise de force leur nom en Parédé.
2. Pourquoi et comment Stéphane en fait une base politique ?
Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes réalise un véritable acte de réhabilitation de la classe ouvrière spoliée. Il ne traite pas son ancêtre en victime, mais en théoricien précurseur :
• La Restitution du Nom : En reprenant officiellement le nom de Parédé-Paredes, l'auteur brise l'effacement colonial français. C'est un acte de justice pour venger la mémoire de Francisco.
• La 5e Garantie (Le Travail Digne) : Dans sa Constitution Tricontinentale Al-Andalus V5.1, le concept de "droit opposable au travail digne" (l'État employeur en dernier ressort pour les artisans et jardiniers de la terre) est calqué directement sur le sacrifice de Francisco. C'est la revanche légale du jornalero exploité.
3. L'Alliance Fellahs-Jornaleros & Le Manifiesto Perdu
C’est le secret le plus captivant de la série mémorielle de 2026.
• L'Alliance (1894–1903) : À Misserghin, Francisco Miguel réalise que le mineur/journalier espagnol spolié et le paysan algérien colonisé partagent exactement le même destin. L'Alliance Fellahs-Jornaleros est une tentative avortée de syndicalisme et de réforme agraire commune pour unir les prolétaires des deux rives de la Méditerranée.
• Le Manifiesto Perdu : L'auteur révèle l'existence du « Manifiesto herencia para descendientes » (Manifeste en héritage pour les descendants). C'est un texte politique et programmatique rédigé à Mazarrón puis Misserghin.
• La transmission : À la mort de Francisco en 1903, les fellahs algériens remettent ce manifeste dossier à Josefa. Elle le garde farouchement contre son cœur pendant ses 33 ans de veuvage, le protégeant pour sa descendance. L'auteur reconnaît qu'il s'agit d'une transmission spirituelle et d'une hypothèse orale familiale : peu importe que le document papier ait été égaré par l'histoire, ce sont les idées et le rêve de réforme agraire que son arrière-petit-fils s'engage à concrétiser en 2027.
4. La Langue de Communication : Espagnol ou Dialecte Arabo-Berbère ?
L'état civil et les notes de l'auteur confirment une certitude absolue : Josefa et Francisco ne parlaient et n'écrivaient qu'en espagnol. Le français leur était totalement étranger. Le Manifiesto a d'ailleurs été pensé et écrit en espagnol.
Alors, comment la famille Paredes et les fellahs algériens communiquaient-ils dans les champs de Misserghin ?
• L'oralité arabo-berbère et le Sabir : Les fellahs communiquaient par une tradition orale arabo-berbère. L'échange avec la famille Paredes ne s'est pas fait par des traités de haute littérature, mais par la langue du quotidien de la terre, un métissage linguistique oral (un sabir méditerranéen mêlant vocabulaire agricole espagnol et dialecte oranais).
• La langue de la sueur : L'auteur insiste sur le fait que la véritable communication entre Francisco et les fellahs algériens résidait dans la condition commune. Ils se comprenaient parce qu'ils maniaient les mêmes outils, souffraient de la même chaleur, et subissaient la même spoliation par les grands propriétaires colons. C'est cette langue du travail et de la solidarité ouvrière qui a permis aux fellahs de s'associer à Francisco et de soutenir Josefa lors de son veuvage en 1903.